Cette consultation a eu lieu :
du 7 janvier 2026
au 21 février 2026
Résumé de la décision
Le ministère de l’Énergie et des Mines s’engage à répondre à la demande croissante d’électricité dans la région du Grand Toronto, en sélectionnant par voie concurrentielle un transporteur chargé de construire une ligne de transport sous-lacustre reliant Toronto à Bowmanville. L’approvisionnement donnera la priorité à la valeur offerte aux consommateurs d’électricité, aux débouchés pour les entreprises et aux possibilités économiques pour les communautés autochtones.
Détails de la décision
Le 31 octobre 2025, la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE) a dévoilé son Plan intégré des ressources régionales pour Toronto, recommandant la mise en œuvre d’une liaison sous-lacustre en courant continu haute tension (CCHT), le « projet de troisième ligne de Toronto », destinée à relier le centre-ville de Toronto à Bowmanville par le lac Ontario. Ce projet répond aux impératifs de croissance de Toronto et de la région du grand Toronto (RTG), tout en renforçant la résilience du réseau, en diversifiant les sources d’approvisionnement et en atténuant les contraintes de capacité à l’échelle provinciale. À son achèvement, il marquera une première en Ontario à titre de ligne de transport sous-lacustre en CCHT.
Dans la foulée de cette recommandation, le ministère de l’Énergie et des Mines entend faire adopter un décret et émettre une directive ministérielle à la SIERE pour qu’elle lance un processus d’approvisionnement concurrentiel et conclue, avec un transporteur, un contrat visant la conception, la construction et l’exploitation du projet de troisième ligne de Toronto, sous réserve des autorisations et permis nécessaires. Selon la SIERE, le projet de troisième ligne de Toronto s’avère essentiel pour répondre aux besoins croissants du réseau électrique et aux exigences de fiabilité dans la région du grand Toronto d’ici 2038. En encourageant le promoteur à livrer le projet d’ici 2037 au plus tard, tout en conférant à la SIERE la marge de manœuvre nécessaire pour ajuster l’échéancier contractuel, cette approche permet à la SIERE de garantir une mise en service harmonisée avec les besoins de la population ontarienne.
Le ministère de l’Énergie et des Mines propose aussi d’intégrer à la directive certaines exigences devant être mises en œuvre dans le cadre du processus d’approvisionnement de la SIERE, dans le but de :
- renforcer la protection des consommateurs d’électricité;
- garantir une concertation véritable des communautés autochtones;
- promouvoir la participation et les partenariats autochtones;
- favoriser la réalisation diligente du projet, au plus grand bénéfice des Ontariennes et des Ontariens.
Suivant l’examen des commentaires reçus, le gouvernement a décidé de donner suite à la proposition visant l’adoption d’un décret et l’émission d’une directive ministérielle en vertu de l’article 25.32 de la Loi de 1998 sur l’électricité, qui auront les effets suivants :
Enjoindre à la SIERE de lancer un processus d’approvisionnement concurrentiel, puis de conclure un contrat avec un transporteur chargé de la conception, de la construction et de l’exploitation de la troisième ligne de Toronto.
Recourir à un processus concurrentiel dirigé par la SIERE devrait permettre de sélectionner un transporteur doté des compétences nécessaires à la réalisation de ce projet complexe, tout en optimisant les coûts de développement grâce à la mise en concurrence. Cette démarche devrait se traduire par des économies pour les consommateurs d’électricité et favoriser une mise en service conforme à un calendrier répondant aux besoins du réseau.- Enjoindre à la SIERE d’encadrer le processus d’approvisionnement concurrentiel, y compris la rédaction des documents de demande de propositions (DP) et des contrats d’approvisionnement, conformément aux paramètres suivants (les critères de qualification particuliers étant établis par la SIERE) :
- Prévoir, parmi les exigences de qualification à la DP, des critères relatifs à l’expérience en matière de développement, de financement et de construction des deux volets suivants :
- des liaisons de transport sous-lacustres;
des infrastructures de transport en courant continu haute tension (CCHT).
Exiger que les promoteurs démontrent leur aptitude à collaborer avec des équipementiers disposant d’une expertise avérée dans la conception d’infrastructures de transport en courant continu haute tension (CCHT, notamment une expérience préalable en matière de projets sous-lacustres.
Exiger que les promoteurs démontrent une expérience probante de collaboration avec des communautés autochtones au Canada dans le cadre de projets d’infrastructure réalisés sur des territoires visés par des traités ou des territoires traditionnels, y compris en matière de concertation et de consultation fondées sur les droits.
- Exiger que les promoteurs déposent un plan structuré de concertation et de consultation des communautés autochtones, comprenant ce qui suit :
- une stratégie de mobilisation des communautés autochtones avant et après la prise des décisions clés relatives au projet (y compris les mesures de soutien au renforcement des capacités);
- des engagements économiques minimaux en faveur des communautés autochtones, notamment toute participation en capitaux propres et hors capitaux propres, notamment des occasions de prendre part à la chaîne d’approvisionnement du projet, ainsi que des perspectives de formation et d’emploi – étant précisé qu’aucune entente d’exclusivité ne peut lier les communautés autochtones;
un dispositif visant à accompagner les communautés autochtones dans l’accès aux débouchés économiques, avec ou sans participation en capitaux propres, et dans leur mise en œuvre.
Exiger que les promoteurs déposent un plan de divulgation de la chaîne d’approvisionnement (PDCA), détaillant la structure des coûts de la chaîne d’approvisionnement, le pourcentage des biens et services devant être obtenus auprès de fournisseurs canadiens, ainsi que les motifs justifiant tout recours à des fournisseurs non canadiens.
Exiger que le transporteur retenu autorise la SIERE à présenter le PDCA au gouvernement.
- Dans le cadre de l’évaluation des soumissions, exiger que la SIERE accorde une reconnaissance particulière aux promoteurs qui :
- affichent un bilan, dont les paramètres seront définis par la SIERE, de conclusion d’ententes de retombées économiques avec plusieurs communautés autochtones dans le cadre de projets d’infrastructure;
- prennent des engagements concrets quant à l’offre de certains niveaux de participation économique au projet pour les communautés autochtones;
- s’engagent à confier une proportion déterminée du coût total des matériaux de construction à des fournisseurs canadiens et à recourir à une main-d’œuvre de construction provenant de fournisseurs canadiens.
- Dans le cadre du contrat relatif à la troisième ligne de Toronto conclu avec le transporteur retenu, exiger que la SIERE y insère des dispositions visant à :
- incorporer des mécanismes rigoureux de maîtrise des coûts selon des modalités raisonnables sur le plan commercial;
- imposer au promoteur une date de mise en service cible de 2037, sous réserve des ajustements contractuels appropriés;
- enjoindre au transporteur de répondre, à la satisfaction de l’Ontario, à toute exigence de consultation des communautés autochtones que le Ministère pourrait établir;
- exiger que le promoteur mette sur pied un programme de suivi des effets environnementaux conformément à une évaluation environnementale et respecte toutes les lois et tous les règlements applicables, notamment la Loi de 1990 sur les évaluations environnementales.
La SIERE entend consulter les parties prenantes et mobiliser les communautés autochtones dans l’élaboration de sa demande de propositions (DP), notamment afin de définir les exigences de qualification détaillées et les structures de partenariat admissibles, en conformité avec les dispositions ci-dessus.
La SIERE compte lancer la DP d’ici mi 2027 et conclure le processus par la sélection d’un transporteur chargé de réaliser, sous réserve de l’obtention des permis et autorisations nécessaires, le projet de troisième ligne de Toronto d’ici mi 2028.
Effets de la consultation
Cette proposition a fait l’objet d’une consultation publique dans le cadre du Registre environnemental de l’Ontario, parallèlement à une consultation précoce fondée sur les droits et à une concertation avec les communautés autochtones susceptibles d’être concernées.
Le Ministère a recueilli les observations de parties prenantes du public et de communautés autochtones au sujet de la démarche proposée pour faire progresser le projet de troisième ligne de Toronto. Bien que de nombreux mémoires aient appuyé le recours à un processus d’approvisionnement concurrentiel, certaines Premières Nations et certains organismes ont soulevé diverses préoccupations au sujet des incidences possibles sur les droits ancestraux et issus de traités, du calendrier et de la portée des études environnementales, ainsi que de la conception des modalités de consultation et de participation économique.
Dans un mémoire en particulier, on a proposé plutôt de confier directement le projet à un transporteur ontarien précis reconnu pour son expérience, compte tenu de l’ampleur du projet, de sa complexité et du besoin pressant d’une nouvelle ligne. À la suite de la recommandation relative au projet de troisième ligne formulée dans le Plan intégré des ressources régionales pour Toronto, le ministère a examiné plusieurs modes de sélection de rechange, y compris l’attribution directe du contrat. Selon l’analyse fournie par la SIERE et les commentaires formulés par d’autres parties prenantes dans le cadre de la consultation du Registre environnemental de l’Ontario, notamment l’intérêt marqué de transporteurs expérimentés, le Ministère a conclu qu’un processus d’approvisionnement concurrentiel constitue un levier important pour obtenir une meilleure valeur pour les contribuables ontariens en amenant les transporteurs à se concurrencer sur le prix. Il permet aussi de limiter le risque de retard dans le développement du projet en réservant l’appel d’offres à des soumissionnaires qui possèdent l’expertise technique et l’expérience nécessaires pour réaliser ce projet unique et complexe.
Quelques mémoires ont fait état de préoccupations à l’égard des échéanciers d’approvisionnement du projet, faisant valoir qu’un retard pourrait entraîner des effets défavorables, notamment sur le plan inflationniste. En réponse, le Ministère a demandé à la SIERE de mener le processus d’approvisionnement concurrentiel avec célérité et de veiller à ce que le contrat conclu avec le transporteur favorise une réalisation du projet selon un échéancier compatible avec l’évolution des besoins du réseau électrique de l’Ontario.
Plusieurs mémoires ont également remis en question le cadre d’évaluation ou processus de sélection qui est trop fortement pondéré en fonction des coûts inscrits dans les soumissions. Ils ont mis en évidence l’importance de considérations non liées au coût, comme l’expertise technique, le recours aux chaînes d’approvisionnement ontariennes et l’expérience de collaboration avec les communautés autochtones. Par la directive, le Ministère demande à la SIERE d’évaluer les soumissions au moyen de critères multiples en rapport avec les priorités provinciales, notamment l’accessibilité financière, soit le prix soumis, ainsi que l’expérience en matière de création de partenariats avec plusieurs communautés autochtones, les engagements à offrir aux communautés autochtones certains débouchés économiques dans le cadre du projet et les engagements à s’approvisionner, selon des proportions déterminées des coûts totaux du projet, en matériaux canadiens et en main-d’œuvre canadienne.
Plusieurs mémoires ont aussi fait état de réserves à l’égard de l’intégration de prix établis au début du processus dans un contrat de la SIERE. Leur principale préoccupation tenait au degré élevé d’incertitude entourant les coûts de l’équipement CCHT au stade des soumissions, de sorte que les estimations initiales des fournisseurs peuvent s’écarter sensiblement des prix réels. Vu l’importance de tirer pleinement parti des avantages concurrentiels d’un processus de DP afin d’offrir une valeur optimale aux contribuables, le Ministère demande aussi à la SIERE d’élaborer et d’intégrer au contrat conclu avec le transporteur des mécanismes de maîtrise des coûts, tout en précisant que ceux-ci doivent demeurer raisonnables sur le plan commercial. Cette orientation reconnaît que les promoteurs devront présenter certaines catégories de coûts assorties d’incertitudes inhérentes.
Le Ministère a reçu des observations appuyant l’établissement d’exigences de qualification qui limiteraient l’admissibilité aux promoteurs disposant d’une expérience pertinente dans la conception, le développement et l’atténuation des effets environnementaux de lignes de transport sous-lacustres semblables. Certaines soumissions ont insisté sur l’importance de réaliser un juste équilibre entre l’exigence d’une expertise technique approfondie et la nécessité de ne pas restreindre indûment la concurrence. Compte tenu de la complexité technique importante du projet de troisième ligne de Toronto, le ministère enjoint à la SIERE d’exiger que les promoteurs disposent d’une expérience dans la construction, le développement et l’exploitation de projets de transport sous-lacustres ainsi que de projets CCHT. Dans la rédaction des documents de la DP, la SIERE définira les critères de qualification précis que les promoteurs devront réunir pour être admissibles au processus d’approvisionnement.
Le Ministère a également reçu des observations favorables à l’exigence selon laquelle les promoteurs doivent avoir une expérience préalable en matière de concertation, de consultation et/ou d’établissement de partenariats économiques avec les communautés autochtones. Certains mémoires ont recommandé l’exigence d’une expérience particulière auprès de communautés autochtones au Canada ou en Ontario. Plusieurs Premières Nations ont proposé d’exiger que les promoteurs s’engagent à offrir au moins 50 % de participation en capitaux propres autochtone dans le projet de troisième ligne de Toronto, ainsi que d’autres formes de participation économique, notamment par la chaîne d’approvisionnement, la formation et l’emploi. Plusieurs mémoires ont aussi mis en avant l’importance d’une mobilisation rapide et soutenue des communautés autochtones par les transporteurs, de même que d’un financement du renforcement des capacités pour soutenir cette mobilisation et cette participation. D’autres ont recommandé que la SIERE tienne compte, dans l’évaluation des soumissions, des plans des promoteurs en matière de participation économique autochtone, y compris des avantages en capitaux propres et hors capitaux propres.
Au cours de la consultation initiale, certaines Premières Nations ont fait valoir que la participation économique se rattache étroitement aux droits et ont formulé, pour un projet de cette ampleur, des attentes claires en matière de partenariat à long terme. Elles ont insisté sur l’importance d’une participation dès les premières étapes du développement et de la gouvernance du projet, ainsi que sur la nécessité d’ancrer les structures du projet dans les relations de nation à nation et les contextes issus des traités.
Certaines communautés ont également soulevé des considérations plus larges quant aux approches d’approvisionnement et aux retombées attendues pour les nations titulaires de droits.
Les Premières Nations ont en outre rappelé que, même si le promoteur peut assumer certains aspects procéduraux de la consultation, la Couronne conserve la responsabilité de s’assurer que les obligations de consultation sont respectées. Le Ministère enjoint à la SIERE d’exiger que les promoteurs démontrent une expérience probante de collaboration avec des communautés autochtones au Canada dans le cadre de projets d’infrastructure réalisés sur des territoires visés par des traités ou des territoires traditionnels, y compris en matière de concertation et de consultation fondées sur les droits. Le contrat obligera également le transporteur de répondre, à la satisfaction de l’Ontario, à toute exigence de consultation des communautés autochtones que le Ministère pourrait établir.
Par ailleurs, la SIERE doit exiger que les promoteurs déposent un plan de mobilisation et de participation des communautés autochtones comprenant : un plan de mobilisation avant et après les décisions clés du projet, y compris les mesures de soutien au renforcement des capacités; les engagements économiques minimaux proposés à l’intention des communautés autochtones, notamment toute participation en capitaux propres et hors capitaux propres, y compris des possibilités de participation à la chaîne d’approvisionnement du projet, ainsi que des occasions de formation et d’emploi; et un dispositif visant à accompagner les communautés autochtones dans l’accès aux débouchés économiques, avec ou sans participation en capitaux propres, et dans leur mise en œuvre. Le Ministère enjoint également à la SIERE, dans le cadre des critères d’évaluation, de tenir compte des promoteurs qui peuvent prouver avoir un bilan d’ententes de retombées économiques avec plusieurs communautés autochtones et de ceux qui prennent des engagements quant à certains niveaux de participation économique offerts aux communautés autochtones dans le projet.
Le Ministère a aussi reçu des observations favorables à l’égard de critères d’évaluation fondés sur les engagements des promoteurs à maximiser la participation des entreprises ontariennes et canadiennes au projet. À la lumière de ces observations et conformément aux principes de Loi de 2025 visant à encourager à acheter ontarien (approvisionnement du secteur public), ainsi qu’aux directives et politiques connexes, le Ministère enjoint à la SIERE de privilégier ou de reconnaître les promoteurs qui s’engagent à utiliser des biens et services canadiens dans leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui peut notamment comprendre des efforts visant à soutenir la fabrication de certains produits en Ontario.
Plusieurs mémoires ont soulevé des préoccupations au sujet des répercussions possibles sur l’environnement et l’aménagement du territoire. Certains ont recommandé que les promoteurs présentent un plan d’évitement des répercussions ou que la SIERE et le transporteur assurent une coordination précoce dans la conception du projet.
Au cours de la consultation précoce, certaines communautés autochtones ont exprimé des inquiétudes à l’égard des répercussions environnementales et culturelles possibles de la ligne de transport sous-lacustre proposée. Elles ont notamment évoqué les effets possibles sur le patrimoine culturel submergé et les ressources archéologiques du lac Ontario, ainsi que sur les poissons, leur habitat, les espèces benthiques et les écosystèmes aquatiques au sens large. Elles ont insisté sur la nécessité de réaliser dès le début du cycle du projet des études archéologiques lacustres et environnementales, de même que de donner accès aux données techniques et aux résultats connexes. Certaines ont souhaité que ces études précèdent la délivrance de la directive. D’autres ont aussi soulevé la question des effets cumulatifs du développement existant et prévu sur le lac Ontario.
En Ontario, le tracé des lignes de transport, de même que les mesures d’atténuation des répercussions possibles sur l’environnement et l’utilisation du territoire, relève du processus d’évaluation environnementale et des autorisations applicables. À ce titre, il incombera au transporteur retenu de consulter les communautés autochtones, de mobiliser les propriétaires fonciers touchés et de coordonner l’établissement du tracé final avec les territoires et organismes de compétence, notamment les municipalités, les offices de protection de la nature et les terrains de compétence fédérale.
Compte tenu des préoccupations soulevées, le Ministère enjoint également à la SIERE d’exiger que le promoteur mette au point un programme de suivi des effets environnementaux pour le projet et respecte l’ensemble des lois et règlements environnementaux applicables, notamment la Loi de 1990 sur les évaluations environnementales.
Documents justificatifs
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Personne-ressource
Janice Pillon
6e étage, 77, rue Grenville
Toronto,
ON
M7A 2C1
Canada
Proposition initiale
Détails de la proposition
Le 31 octobre 2025, la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE) a publié son Plan intégré des ressources régionales de Toronto, qui recommandait la construction d’une nouvelle ligne de transport sous-marine reliant le centre-ville de Toronto à Bowmanville en passant par le lac Ontario. Cette ligne est nécessaire pour répondre à la croissance de Toronto et de la région du Grand Toronto, améliorer la résilience du réseau, diversifier les sources d’approvisionnement et atténuer les contraintes de capacité dans la province.
Le projet de troisième ligne de Toronto serait la première ligne sous-marine du réseau de transport d’électricité à haute tension de l’Ontario et le premier grand projet national de courant continu à haute tension (CCHT). Le projet proposé fournit une nouvelle connexion nette au réseau de transmission entre Toronto et l’est de l’Ontario via Bowmanville et offre des avantages et une valeur uniques en termes de résilience stratégique et d’avantages à plus long terme pour la ville de Toronto, notamment :
- Améliorer la résilience du système en introduisant un nouveau point d’approvisionnement net pour Toronto. Atténuer les risques encourus par les points d’approvisionnement existants, qui sont vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations de 2024;
- Alléger la pression sur le réseau principal de transport et le renforcement d’autres tronçons dans la région du Grand Toronto. Cette ligne devrait permettre de répondre aux besoins anticipés de la région au-delà de 2044;
- Faciliter la connexion des nouvelles sources de production, en réduisant les besoins en capacité du réseau;
- Le potentiel de soutien à l’intégration des ressources énergétiques distribuées (RED) dans la ville de Toronto, qui pourrait permettre la production d’énergie à partir de sources propres et renouvelables;
- La possibilité de faciliter la capacité de « démarrage à froid » (par exemple, la capacité de rétablir l’électricité après une panne locale), permettant un retour plus rapide à l’approvisionnement en cas de panne sur le système; et,
- Éviter les options de tracé plus perturbatrices à travers Toronto, qui nécessiteraient l’expropriation de terrains et la construction à travers des zones urbaines fortement urbanisées.
Actions proposées pour le retour d’information du public :
Conformément à la recommandation de la SIERE, le ministère de l’Énergie et des Mines (le ministère) propose de présenter un décret et une directive du ministre (la directive) en vertu de l’article 25.32 de la Loi de 1998 sur l’électricité qui, sous réserve du respect de toutes les obligations de consultation applicables et de l’obtention de toutes les approbations requises, ordonnerait à la SIERE d’entreprendre un processus d’approvisionnement concurrentiel et de conclure un contrat d’approvisionnement avec un transmetteur pour développer et construire le projet de troisième ligne de Toronto avec une date de mise en service de 2037 ou plus tôt.
La SIERE est la mieux placée pour diriger ce processus en raison de son expertise dans la conduite de marchés publics concurrentiels. Cette expérience peut être mise à profit pour faciliter un processus de sélection rapide et apporter la clarté nécessaire pour que le transporteur puisse commencer le développement dès que possible.
Une procédure de mise en concurrence devrait permettre de réduire les coûts en sollicitant des propositions auprès d’un groupe de transporteurs disposant de l’expertise nécessaire pour réaliser ce projet complexe, tandis qu’un contrat d’approvisionnement pourrait inclure les dispositions nécessaires pour encourager le respect du calendrier.
En outre, le ministère propose que la directive comprenne certaines exigences à mettre en œuvre dans le cadre de la procédure de passation de marchés de la SIERE (y compris les exigences relatives à l’appel d’offres et au contrat de transmission). Ces exigences viseraient à renforcer la protection des contribuables, à garantir un engagement significatif avec les communautés autochtones, à encourager la participation et les partenariats autochtones et à favoriser le développement du projet en temps voulu pour le plus grand bénéfice des Ontariennes et des Ontariens.
Le ministère sollicite l’avis du public sur l’opportunité d’inclure les exigences suivantes dans la directive et sur la manière de le faire. Le ministère souhaite également recevoir des commentaires sur les critères supplémentaires proposés.
Restrictions proposées concernant l’admissibilité des transporteurs
Le ministère propose que l’appel d’offres de la SIERE soit limité aux candidats qui démontrent ce qui suit :
- Expérience dans le développement, la construction et l’exploitation de lignes de transmission sous-marines et dans l’atténuation de leurs répercussions sur l’environnement. Cette exigence peut être démontrée par des partenariats ou d’autres accords avec des transporteurs qui possèdent cette expérience.
- Expérience de l’engagement et de la collaboration avec les communautés autochtones au Canada, y compris la réalisation de consultations fondées sur les droits dans le cadre des traités et des territoires traditionnels. Cela peut être démontré par des partenariats ou d’autres accords avec des organisations qui possèdent cette expérience (par exemple, d’autres transporteurs, des sociétés de conseil).
Exigences proposées concernant les critères d’évaluation pour la sélection des transporteurs
Le ministère propose que les critères d’évaluation établis par la SIERE pour la sélection des transporteurs tiennent compte des éléments suivants :
- Un plan indiquant comment le demandeur s’engagera auprès des communautés autochtones et renforcera leur capacité à être consultées et à participer au projet.
- Offres de participation économique des autochtones au projet, ce qui pourrait inclure, sans s’y limiter, une participation au capital, des possibilités de chaîne d’approvisionnement, des formations et des possibilités d’emploi.
- Incitations destinées à maximiser la participation et le soutien des entreprises ontariennes et canadiennes dans le cadre de la passation de marchés.
Exigences proposées pour le marché public
Le ministère propose d’ordonner à la SIERE, après avoir achevé son processus de sélection du transporteur, de conclure un contrat avec le transporteur sélectionné qui comprend les conditions contractuelles suivantes :
- Fournir des mécanismes de responsabilité en ce qui concerne les engagements de participation économique du transporteur envers les communautés autochtones, ainsi que les engagements de soutien aux entreprises de l’Ontario et du Canada.
- Encourager le respect du calendrier pour la date de mise en service.
- Incorporer des mécanismes de maîtrise des coûts d’une manière qui sera intégrée dans le processus de réglementation des tarifs de la Commission de l’énergie de l’Ontario, le cas échéant.
- Veiller à ce que l’exécution du contrat soit subordonnée à l’obtention de toutes les autorisations environnementales et autres permis applicables, y compris le respect de tous les aspects procéduraux délégués de l’obligation de consultation en ce qui concerne l’autorisation ou le permis.
Consultation des communautés autochtones sur cette proposition :
La Couronne provinciale s’est engagée à remplir son obligation de consulter les communautés autochtones en ce qui concerne sa conduite susceptible d’avoir un effet négatif sur les droits ancestraux et les droits issus de traités protégés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 (art. 35 Droits). Le ministère fournira aux communautés autochtones susceptibles d’être touchées des informations sur le projet de transmission proposé et sur les mesures politiques susmentionnées, y compris des informations sur la manière dont elles peuvent participer au processus de consultation à ce stade précoce de l’élaboration du projet.
Cela comprend la possibilité d’examiner cette proposition et de formuler des commentaires à son sujet par l’intermédiaire du Registre environnemental de l’Ontario (REO), ainsi que des possibilités de consultation précoce fondée sur les droits pour les communautés autochtones potentiellement touchées, y compris la possibilité de faire part directement au personnel du ministère de leurs commentaires sur la directive proposée à la SIERE et sur les répercussions potentielles sur les droits prévus à l’article 35.
En outre, si la proposition va de l’avant, la province prévoit de déléguer les aspects procéduraux de l’obligation de consultation de la Couronne au transporteur sélectionné, le cas échéant, en ce qui concerne le projet de troisième ligne de Toronto, ce qui peut être fait par le biais de l’évaluation environnementale de portée générale pour les installations de transport et d’autres approbations et permis réglementaires provinciaux, le cas échéant.
Calendrier :
En fonction des résultats de la consultation, y compris les premières consultations fondées sur les droits avec les communautés autochtones, le ministère prévoit de soumettre cette proposition à une décision éventuelle en 2026. La SIERE s’efforcera de sélectionner un transporteur dans les 18 mois suivant la réception de la directive proposée, si le gouvernement décide de donner suite à cette proposition.
Effets sur l’environnement :
Comme tous les projets d’infrastructure, les projets de transport d’électricité peuvent avoir des répercussions sur les terres, les environnements locaux, les écosystèmes et l’eau. Cette proposition n’a aucune incidence sur l’obligation actuelle pour le transporteur sélectionné d’obtenir tous les permis et autorisations gouvernementaux requis et de se conformer à toutes les exigences applicables en vertu de la Loi de 1990 sur les évaluations environnementales avant de procéder au projet. Ces autorisations prévoient que le transporteur consulte les communautés autochtones, le public et les parties prenantes sur le projet proposé, notamment pour déterminer le tracé exact de la ligne, ses incidences sur l’environnement et toute mesure d’atténuation appropriée.
La construction d’infrastructures de transport est essentielle pour maintenir l’avantage de l’Ontario en matière d’énergie abordable, sûre, fiable et propre. La réalisation de ces objectifs pourrait avoir des effets positifs importants sur l’environnement. Le projet de troisième ligne de Toronto, s’il est mené à bien, permettra de disposer d’un réseau provincial plus résilient, capable de faciliter l’utilisation de nouvelles sources d’énergie locales, le stockage de l’énergie et la mise en œuvre de stratégies d’efficacité énergétique.
Documents justificatifs
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