Comment
Re : proposition REO025 1257
L’association Boisés Est, représentant 200 propriétaires forestiers de l’Est ontarien, exprime de fortes préoccupations face à la proposition de regrouper les 36 offices de protection de la nature (OPN) en 7 offices régionaux.
1. Manque de justification et d’information
La proposition affirme vouloir améliorer les services en « libérant des ressources », mais ne fournit aucune preuve, aucun plan de transition ni détails concrets sur les améliorations attendues, mis à part la réduction de coûts administratifs.
2. Importance de l’expertise locale
Les OPN actuels sont gérés localement et adaptés aux caractéristiques uniques de
leurs bassins versants.
Une structure régionale risquerait de :
• réduire l’efficacité de la gestion environnementale,
• uniformiser des approches qui doivent rester spécifiques aux réalités locales,
• affaiblir la participation des communautés et des partenaires locaux.
3. Exemple de la Conservation de la Nation Sud (CNS)
La CNS est citée comme modèle :
• longue expérience en gestion durable du bassin versant,
• gouvernance participative efficace,
• communication transparente,
• expertise démontrée lors de la sécheresse extrême de 2025, où son intervention
• • rapide et informée a été essentielle pour les résidents, les agriculteurs et les services d’urgence.
• Le regroupement placerait la CNS sous un office régional couvrant un territoire quatre fois plus grand, ce qui soulève des doutes quant à la capacité de maintenir la même réactivité et connaissance fine du terrain.
• 4. Gestion par bassin versant : un principe scientifique reconnu
• Des études, dont celles liées à l’enquête Walkerton, recommandent que la gestion de l’eau soit faite au niveau du bassin versant, non à l’échelle régionale ou politique.
La régionalisation pourrait ralentir la prise de décision et diminuer la qualité de la gestion de l’eau potable, des inondations, de la sécheresse et de l’érosion.
5. Services en français
La CNS offre des services et communications en français, essentiels dans un bassin versant majoritairement francophone.
Il est crucial que cette capacité soit maintenue dans toute structure future.
6. Préoccupations majeures résumées
Le regroupement proposé :
• retirerait le pouvoir décisionnel local des municipalités,
• ferait perdre l’expertise de terrain,
• menacerait la gestion scientifique des bassins versants,
• réduirait la représentation rurale,
• mettrait en péril les terres conservées par dons communautaires,
• • avancerait sans données claires sur les coûts ou les bénéfices.
7. Financement inadéquat de la province
• La province ne finance plus qu’environ 3 à 4 % des activités des OPN (comparativement à 50 % auparavant).
Les municipalités assument désormais la majorité des coûts.
Toute restructuration devrait être entièrement financée par la province et s’accompagner d’un retour à un partenariat financier équitable.
8. Conclusion
• La modernisation du système est possible, mais ne doit pas démanteler la gouvernance locale, ni affaiblir la gestion par bassin versant, ni marginaliser les communautés rurales et francophones.
Les OPN sont appréciés parce qu’ils sont locaux, réactifs, ancrés dans la science et proches des citoyens.
Submitted December 22, 2025 8:44 PM
Comment on
Proposed boundaries for the regional consolidation of Ontario’s conservation authorities
ERO number
025-1257
Comment ID
178960
Commenting on behalf of
Comment status