Modifications proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2001 sur les municipalités (annexes 1, 2 et 7 du projet de loi 98, Loi de 2026

Numéro du REO
026-0300
Type d'avis
Loi
Loi
Loi sur l'aménagement du territoire, L.R.O. 1990
Affiché par
Ministère des Affaires municipales et du Logement
Étape de l'avis
Décision
Décision affichée
Période de consultation
Du 30 mars 2026 au 14 mai 2026 (45 jours) Fermé
Dernière mise à jour

Cette consultation a eu lieu :

du 30 mars 2026
au 14 mai 2026

Résumé de la décision

Le gouvernement a apporté des modifications législatives à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2001 sur les municipalités par l’entremise du projet de loi 98, Loi de 2026 pour la construction de logements et l’amélioration de l’infrastructure de transport.

Détails de la décision

Le projet de loi 98, Loi de 2026 pour la construction de logements et l’amélioration de l’infrastructure de transport, a été déposé le 30 mars 2026 et a reçu la sanction royale le 2 juin 2026.

Les annexes 1, 2 et 7 du projet de loi 98 ont apporté diverses modifications à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2001 sur les municipalités.  Les modifications sont décrites ci-dessous :

Simplification et uniformisation des plans officiels

  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de simplifier et d’uniformiser les plans officiels municipaux, dont les suivantes :
    • En définissant précisément une structure normalisée pour les plans officiels des municipalités locales et des conseils d’aménagement, au moyen d’une table des matières et d’annexes, comme suit :
      1. Introduction et utilisation de ce plan
      2. Cadre de planification stratégique
      3. Mobilisation des populations autochtones
      4. Structure de la zone de peuplement, gestion et besoins de croissance
      5. Usages résidentiels et mixtes
      6. Économie et zones d’emploi
      7. Régions rurales et système agricole
      8. Infrastructure, installations et services communautaires
      9. Aménagement paysager local et gestion des ressources
      10. Mise en œuvre et interprétation
      11. Annexes
        • A1 Limites de la zone de peuplement, structure urbaine/rurale et plans provinciaux
        • A2 Zones de croissance stratégique et zones de densification
        • A3 Désignations d’utilisation du sol
        • B1 Transport et couloirs
        • B2 Infrastructure
        • B3 Installations pour les services publics, parcs et espaces ouverts
        • C1 Environnement naturel
        • C2 Ressources en eau
        • C3 Potentiel en matière de ressources
  • C4 Dangers naturels et d’origine humaine
    • En définissant précisément un ensemble normalisé de désignations d’utilisation du sol à utiliser dans les plans officiels des municipalités de palier inférieur et à palier unique, ainsi que par les conseils d’aménagement, comme suit :
      • Quartiers, autorisant des usages résidentiels, commerciaux à petite échelle, institutionnels (y compris les cimetières) et autres usages prescrits.
      • Zones à usage mixte, autorisant des usages résidentiels, commerciaux, institutionnels (y compris les cimetières), industriels, de fabrication et d’entreposage à petite échelle qui pourraient être adjacents à des utilisations du sol sensibles sans effets néfastes, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones commerciales à usage mixte, autorisant des usages industriels, de fabrication et d’entreposage à petite échelle, ainsi que d’autres usages prescrits. Les usages commerciaux et institutionnels ne sont autorisés que s’il ne s’agit pas d’utilisations sensibles du sol.
      • Zones d’emploi, autorisant les usages autorisés dans les zones d’emploi, telles que définies dans la Loi sur l’aménagement du territoire.
      • Installations majeures, autorisant les usages de fabrication, les usages industriels, les usages d’infrastructure, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Parcs et espaces ouverts, autorisant les usages récréatifs, l’aménagement de cimetières et d’autres usages prescrits.
      • Environnement naturel et zones de ressources en eau, autorisant les usages à des fins de conservation et d’autres usages prescrits.
      • Zones de ressources, autorisant l’extraction des ressources.
      • Terres rurales, autorisant des usages résidentiels, des usages commerciaux à petite échelle, des usages industriels à petite échelle, des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages agricoles diversifiés à la ferme, des usages liés à la gestion des ressources, des usages récréatifs basés sur les ressources, l’aménagement de cimetières, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones agricoles à fort rendement, autorisant des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages diversifiés à la ferme, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones de cultures spéciales, autorisant des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages diversifiés à la ferme, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones riveraines, autorisant des usages pour marina, des usages récréatifs, des usages résidentiels, ainsi que d’autres usages prescrits.
  • En permettant également au ministre de fournir des directives écrites sur la mise en œuvre de l’une ou l’autre des structures ou désignations décrites ci-dessus, y compris l’utilisation de deux ou plusieurs sous-désignations;
  • En prévoyant l’entrée en vigueur des modifications le 1er janvier 2028 pour les 29 grandes municipalités à croissance rapide et le 1er janvier 2029 pour toutes les autres municipalités, ainsi que pour tous les conseils d’aménagement.
  • Le gouvernement a l’intention de faire entrer ces modifications en vigueur une fois que les consultations supplémentaires sur le contenu des plans secondaires et des plans officiels des municipalités de palier supérieur seront terminées et que les derniers ajustements auront été apportés au cadre.

Modifications complémentaires complémentaires pour appuyer la mise en œuvre de la simplification et de l’uniformisation des plans officiels

  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire pour appuyer la mise en œuvre du nouveau cadre concernant les plans officiels, dont les suivantes :
    • En supprimant l’exigence redondante selon laquelle les municipalités doivent inclure des politiques sur le changement climatique dans leurs plans officiels;
    • En prévoyant que, dans le cas d’une zone protégée de grande station de transport en commun (ZPGSTC) ayant déjà été approuvée, seules les modifications du plan officiel visant à modifier les limites de la ZPGSTC ou les prévisions en matière de population et d’emploi pour la zone nécessiteraient l’approbation du ministre;
    • En accordant au ministre le pouvoir d’exempter les municipalités de palier inférieur de l’obligation de se conformer au plan officiel des municipalités de palier supérieur, afin de faciliter la mise en œuvre des essais liés au cadre proposé pour le plan officiel.

  • Plan d’implantation : Modifications visant à interdire les normes d’aménagement améliorées au niveau municipal
  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2001 sur les municipalités, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto qui ont pour effet de :

    • retirer le pouvoir de l’autorité municipale d’exiger certaines normes d’aménagement améliorées obligatoires au niveau des parcelles, à l’extérieur des bâtiments, qui ne sont pas spécifiquement nécessaires à la santé et la sécurité (p. ex. gestion des eaux pluviales).
    • préciser davantage que les normes de construction améliorées sont volontaires et ne peuvent être imposées par les municipalités.

  • Plus précisément, les modifications ont pour effet de :
    • supprimer les mentions de « conception durable » de la réglementation du plan d’implantation;
    • préciser que le zonage et la réglementation du plan d’implantation ne peuvent pas être utilisés pour exiger une infrastructure de recharge des véhicules électriques;
    • prévoir expressément que les normes de construction améliorées obligatoires ne sont pas autorisées, y compris dans le cadre de la réglementation du plan d’implantation;
    • supprimer les dispositions qui auraient autorisé les municipalités à exiger des normes de construction améliorées si le gouvernement avait apporté des modifications réglementaires habilitantes (c.-à-d. une liste d’options écologiques prédéfinies).
  • Des modifications ont également été apportées pour créer un pouvoir réglementaire en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire et de la Loi de 2006 sur la cité de Toronto qui pourrait être utilisé pour interdire explicitement aux municipalités d’exiger des éléments particuliers des normes d’aménagement améliorées comme condition à l’approbation d’un plan d’implantation, au besoin.
  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de créer un pouvoir réglementaire visant à autoriser le ministre des Affaires municipales et du Logement à définir une superficie minimale d’une parcelle de terrain urbain d’habitation qui ne se trouve pas dans la zone de la ceinture de verdure.
    • Une parcelle de terrain urbain d’habitation est définie dans la Loi sur l’aménagement du territoire comme étant une parcelle de terrain qui se trouve dans une zone de peuplement d’une municipalité dont le zonage autorise une utilisation à des fins d’habitation (autre qu’une utilisation à des fins d’habitation qui est accessoire), et qui est desservie par une station d’épuration des eaux d’égout et un réseau d’eau potable.
    • Toute exigence municipale en matière de zonage relative à une longueur minimale de façade, ou à une profondeur minimale de parcelle de terrain, qui aurait pour effet d’imposer que la parcelle soit plus grande que la norme de superficie minimale prescrite serait inapplicable.
    • Un règlement pris en vertu de ce pouvoir ne s’appliquerait pas directement au processus de lotissement ou d’autorisation, mais pourrait être pertinent pour de telles demandes.
  • Des modifications corrélatives ont également été apportées à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto afin de garantir qu’un règlement établissant des exigences minimales en matière de superficie de parcelle résidentielle en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire s’applique dans la cité de Toronto.

Superficie minimale des parcelles

Arrêtés ministériels de zonage

Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire, lesquelles suppriment l’obligation législative pour le ministre de fournir des avis sur les modifications proposées ou les révocations des arrêtés ministériels de zonage (AMZ).

Responsabilités des municipalités de palier supérieur en matière d’aménagement dans le comté de Simcoe

  • La Loi de 2022 visant à accélérer la construction de plus de logements (projet de loi 23) et la Loi de 2024 pour réduire les formalités administratives afin de construire plus de logements (projet de loi 185) ont apporté des modifications à la Loi sur l’aménagement du territoire qui, une fois entrées en vigueur, suppriment les responsabilités en matière d’aménagement énoncées par la Loi sur l’aménagement du territoire dans sept municipalités de palier supérieur désignées dans la loi : Durham, Halton, Niagara, Peel, Simcoe, Waterloo et York. Les responsabilités en matière d’aménagement ont été supprimées pour toutes les municipalités désignées, à l’exception de Simcoe.

  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de supprimer les responsabilités en matière d’aménagement dans le comté de Simcoe en suivant trois phases distinctes, selon l’état de préparation des municipalités :
    • la ville d’Innisfil, la ville de Bradford West Gwillimbury et la ville de New Tecumseth;
    • les municipalités de palier inférieur spécifiquement prescrites dans Simcoe;
    • toutes les autres municipalités de Simcoe.

** Parcs grevés et espaces publics appartenant à des intérêts privés (EPAIP)

  • Le projet de loi 23, Loi de 2022 visant à construire plus de logements plus rapidement, a ajouté les paragraphes 42 (4.30) à (4.39) à la Loi sur l’aménagement du territoire. Une fois en vigueur, ce projet de loi prévoit :
    • que les terrains désignés par les promoteurs, y compris ceux grevés de charges et les espaces publics privés, soient pris en compte pour le calcul des échéances municipales de cession de terrains à des parcs;
    • afin que le propriétaire foncier puisse interjeter appel devant le Tribunal foncier de l’Ontario (TFO) si la municipalité refuse un terrain désigné par un promoteur. Le TFO est alors tenu d’ordonner le transfert du terrain à la municipalité s’il répond aux critères prescrits.
  • Des modifications ont été apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de faciliter les servitudes pour les EPAIP, d’autoriser les municipalités à exiger des ententes pour les terrains grevés (c.-à-d. les terrains en copropriété) pouvant être inscrites au titre de propriété, de prévoir un système de crédit selon lequel les terrains grevés et les EPAIP recevraient un crédit partiel minimal de 70 %, et d’établir un délai de 90 jours pour les décisions municipales, délai au-delà duquel un promoteur pourrait interjeter appel devant le TOAT en cas d’absence de décision. Le gouvernement entend mettre ces modifications en vigueur une fois qu’un règlement ministériel connexe aura été finalisé.

Commentaires reçus

Par l'entremise du registre

272

Par courriel

36

Par la poste

0
Consulter les commentaires soumis par l'entremise du registre

Effets de la consultation

Le ministère a examiné tous les commentaires reçus en réponse à l’avis de proposition.

Aucun changement n’a été apporté aux propositions.

Résumé des commentaires

Un large éventail de parties prenantes ont soumis des commentaires, notamment des municipalités et des associations professionnelles, des groupes du secteur de l’aménagement et des affaires, des groupes environnementaux et de gestion des ressources, des conseils scolaires, des groupes de citoyens, ainsi que le grand public. La majorité des commentaires reçus provenaient des municipalités et du grand public.

De nombreux répondants ont reconnu la nécessité de construire davantage de logements et d’améliorer les infrastructures. Ils ont exprimé leur appui de principe aux efforts déployés par le gouvernement pour rationaliser et normaliser les processus, accélérer les approbations, accroître la cohérence et la clarté, et réduire les formalités administratives. Toutefois, des préoccupations ont été exprimées quant au fait que ces objectifs ne doivent pas compromettre la durabilité économique et environnementale à long terme, la protection de l’environnement et la résilience climatique, ni être atteints au détriment de celles-ci. 

Dans l’ensemble, les commentaires sur les différentes propositions présentées dans l’avis étaient partagés, un large éventail de points de vue ayant été exprimés, allant de l’appui à l’opposition.  De nombreux commentaires portaient uniquement sur certaines parties du projet de loi 98 et n’abordaient pas l’ensemble des propositions décrites dans l’avis.   Comme plusieurs des propositions sont liées à d’autres avis de consultation affichés sur le Registre environnemental de l’Ontario, notamment la consultation sur la planification de l’utilisation des terres des municipalités de palier supérieur ou sur les plans secondaires, divers groupes ont également soumis des commentaires dans le cadre de ces différents avis.

Vous trouverez ci-dessous de plus amples détails sur les principaux thèmes soulevés dans les commentaires.   

Simplification et uniformisation des plans officiels

Les commentaires des intervenants sur la proposition d’uniformisation des plans officiels ont généralement appuyé l’objectif de la province d’améliorer la clarté, la cohérence et l’efficacité du système d’aménagement, particulièrement lorsque cela peut contribuer à simplifier les processus d’approbation des projets et à accroître l’offre de logements. Toutefois, les avis ont été mitigés dans l’ensemble, soulignant que l’uniformisation devrait être appliquée de manière suffisamment souple, concertée et encadrée, afin de renforcer les résultats de l’aménagement au niveau local, plutôt que de les limiter.

De nombreux répondants ont insisté sur le fait que les plans officiels doivent rester suffisamment souples pour refléter la diversité des municipalités de l’Ontario, soulignant qu’un cadre uniforme et « passe-partout » pourrait limiter la capacité des municipalités à répondre aux priorités locales et à tenir compte des particularités des collectivités.

Des préoccupations ont été exprimées quant à la mise en œuvre et aux résultats à long terme. Des municipalités ont souligné que la révision des plans officiels existants exigerait des ressources importantes en temps, en argent et en personnel. Certains répondants ont également indiqué que la mise en œuvre réussie du nouveau cadre nécessiterait des directives claires, des échéanciers réalistes et un soutien financier. En outre, beaucoup ont souligné que la normalisation de la structure des plans officiels ne devrait pas restreindre la manière dont les politiques sont rédigées et devrait continuer de permettre aux plans officiels de tenir compte de questions telles que le changement climatique, la planification des infrastructures et la protection de l’environnement, tout en favorisant des collectivités durables et bien coordonnées.

​Modifications complémentaires (changement climatique, zones protégées de grande station de transport en commun ou ZPGSTC)

Les répondants ont exprimé des préoccupations récurrentes concernant le traitement des politiques relatives au changement climatique dans les plans officiels, soulignant que ces politiques sont fondamentales pour une planification efficace et à long terme de l’utilisation des terres. De vives préoccupations ont été exprimées quant au fait que la suppression d’exigences redondantes relatives aux politiques liées au climat pourrait réduire la capacité des municipalités à planifier en matière de résilience, à intégrer les considérations environnementales dans les décisions de croissance et à protéger la santé et la sécurité publiques. Les répondants ont également souligné que les politiques climatiques contribuent à harmoniser la planification de l’utilisation des terres avec les objectifs provinciaux plus larges et les décisions d’investissement en infrastructures et qu’elles sont particulièrement importantes dans les zones confrontées à des contraintes environnementales ou à des pressions de croissance rapide.

Aucun commentaire n’a été reçu au sujet des ZPGSTC.

Arrêtés ministériels de zonage

La plupart des commentaires reçus provenaient de municipalités et de particuliers, avec des avis mitigés dans l’ensemble. Des préoccupations générales ont été soulevées concernant l’utilisation des arrêtés ministériels de zonage et leurs répercussions (p. ex. l’adéquation entre les cadres d’aménagement local et les capacités des infrastructures, ainsi que les répercussions sur la transparence et les possibilités de participation des collectivités). Une plus grande transparence dans leur utilisation a également été demandée.  Certaines municipalités et d’autres groupes ont demandé que les exigences de la Loi sur l’aménagement du territoire en matière d’avis et de consultation soient maintenues.  Certaines inquiétudes ont été exprimées quant aux répercussions potentielles sur les communautés autochtones et leurs droits issus des traités.

Responsabilités des municipalités de palier supérieur en matière d’aménagement dans le comté de Simcoe

Peu de commentaires ont été reçus à ce sujet. La plupart des commentaires reçus portaient sur des préoccupations plus générales liées au réalignement des responsabilités des municipalités de palier supérieur en matière d’aménagement, plutôt que spécifiquement sur les modifications proposées. Certaines municipalités du comté de Simcoe ont souligné l’importance de maintenir le rôle de coordination et de planification de l’utilisation des terres des municipalités de palier supérieur pour les services et les intérêts qui s’étendent à l’ensemble de la région (p. ex. la croissance à l’échelle régionale, les transports, les infrastructures, la gestion des déchets solides et d’autres systèmes), et se sont dites préoccupées par les répercussions négatives des modifications proposées.

Superficie minimale des parcelles

La majorité des commentaires reçus provenaient de municipalités et de particuliers, et certains provenaient également des secteurs de l’aménagement et de l’éducation.  Les commentaires ont été partagés.

Les répondants du secteur de l’aménagement se sont généralement montrés favorables à la proposition, mais ont exprimé des préoccupations quant au fait que le pouvoir réglementaire proposé serait trop prescriptif pour permettre l’innovation dans les typologies de logements urbains compacts.

Les municipalités n’étaient généralement pas favorables aux modifications, bien qu’elles aient reconnu que la réduction des superficies minimales des parcelles résidentielles peut favoriser des options de logement plus diversifiées, innovantes et abordables, ainsi qu’une densification douce. Plus précisément, les municipalités n’étaient pas favorables à ce que le pouvoir réglementaire s’applique à l’échelle provinciale, car cela ne tiendrait pas compte de la diversité des petites municipalités et des municipalités rurales en ce qui concerne les modèles de croissance, les infrastructures et les systèmes de transport. Certaines municipalités ont soulevé des préoccupations concernant le déneigement et l’entreposage de la neige.

Toutes les municipalités ont exprimé des préoccupations quant à la limitation de leur pouvoir de réglementation en matière de superficie des parcelles et de longueur des façades par le zonage, qu’elles considèrent comme susceptible d’avoir des répercussions sur les particularités des quartiers établis, dont les parcelles et les façades sont de plus grande taille. Les préoccupations concernaient également les contraintes liées à la capacité des réseaux de services, aux services de transport en commun, au stationnement sur rue, ainsi qu’à la perte d’espaces verts permettant de réduire le ruissellement et de gérer les eaux pluviales. Quelques municipalités ont indiqué que la modification pourrait avoir une incidence sur le nombre de parcelles suffisamment grandes pour permettre la construction d’unités d’habitation accessoires.

Les répondants du secteur de l’éducation ont exprimé des inquiétudes quant au fait que le manque de stationnement sur rue entraînerait une utilisation accrue des stationnements des écoles, ce qui aurait des conséquences sur l’entretien général des sites scolaires.

Plan d’implantation : Interdire les normes d’aménagement améliorées au niveau municipal et les normes de construction écologique obligatoires (modifications apportées à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2001 sur les municipalités, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto)

Les réactions ont été favorables, mitigées et défavorables.

Les municipalités n’étaient pas favorables. Si certaines se sont dites favorables à une rationalisation d’une manière générale, elles n’ont généralement pas été favorables à la suppression du pouvoir des municipalités d’exiger des normes d’aménagement améliorées (NAA) et ont demandé des précisions, ainsi que des directives provinciales sur les NAA qui ne sont pas requises pour des raisons de santé et de sécurité.

Les répondants du secteur de la construction et de l’aménagement du territoire se sont montrés très favorables. Certains se sont dits favorables aux NAA, mais à condition qu’elles fassent l’objet d’une définition provinciale normalisée. Certains ont demandé une interdiction plus stricte et/ou une confirmation de la province quant au caractère volontaire de tout cadre relatif aux NAA.

Des intervenants du secteur de l’environnement, des communautés autochtones et des particuliers se sont montrés fortement défavorables et ont exprimé des préoccupations concernant l’avenir et l’impact du changement climatique, l’érosion de pratiques exemplaires de longue date en matière de durabilité et de gestion de l’environnement, ainsi que le risque de conséquences non voulues.

Enfin, certains ont demandé à la province de définir les NAA et d’établir une norme provinciale.

Parcs grevés et espaces publics appartenant à des intérêts privés (EPAIP)

Un large éventail de commentaires a été reçu, provenant de municipalités, de promoteurs, d’organismes et de particuliers. Dans l’ensemble, si certains commentaires étaient favorables aux propositions et à leurs objectifs, en particulier la reconnaissance des terres grevées et des EPAIP, la plupart des commentaires reçus étaient soit partagés, soit défavorables aux propositions. De nombreux commentaires portaient sur les répercussions négatives potentielles sur la qualité et la fonctionnalité des parcs, sur le pouvoir discrétionnaire des municipalités et sur la planification à long terme des parcs. Dans l’ensemble des commentaires, une recommandation récurrente a été formulée en faveur d’une plus grande souplesse, d’une clarté accrue et de directives de mise en œuvre plus détaillées

Les municipalités, en particulier, ont exprimé des préoccupations selon lesquelles les propositions limiteraient leur capacité à refuser des terrains à vocation de parc inadaptés (p. ex. de petites parcelles fragmentées), ainsi que leur capacité à obtenir des terrains stratégiques et des contributions en argent tenant lieu de parc. Ils ont également indiqué que le fait d’être contraints d’accepter des terrains inadaptés pourrait entraîner une augmentation des coûts juridiques et du fardeau administratif. Les municipalités ont également suggéré l’application d’un crédit moindre ou plus souple (p. ex. 50 %). Certains commentaires émanant d’intervenants des secteurs de la santé et de l’environnement, ainsi que de particuliers, ont exprimé des préoccupations concernant les répercussions potentielles sur la résilience climatique et les impacts négatifs sur le système du patrimoine naturel.

Documents justificatifs

Consulter les documents en personne

Certains documents justificatifs peuvent ne pas être accessibles en ligne. Si tel est le cas, vous pouvez demander à consulter les documents en personne.

Veuillez communiquer avec le bureau mentionné ci-dessous pour savoir si les documents sont accessibles.

Division des politiques de logement et de la planification
Address

13e étage, 777, rue Bay
Toronto, ON
M7A 2J3
Canada

Communiquer avec nous

Personne-ressource

S'inscrire pour obtenir des avis

Nous vous enverrons des avis par courriel accompagnés de toute mise à jour liée à cette consultation. Vous pouvez modifier vos préférences relatives à l'avis en tout temps en allant à votre page de profil où se trouvent vos paramètres.

Suivre cet avis

Proposition initiale

Numéro du REO
026-0300
Type d'avis
Loi
Loi
Loi sur l'aménagement du territoire, L.R.O. 1990
Affiché par
Ministère des Affaires municipales et du Logement
Proposition affichée

Période de consultation

30 mars 2026 - 14 mai 2026 (45 days)

Détails de la proposition

Le gouvernement sollicite les commentaires du public sur les modifications législatives proposées dans le cadre du projet de Loi de 2026 pour la construction de logements et l’amélioration de l’infrastructure de transport et les modifications réglementaires connexes afin de soutenir davantage la création de logements, le développement économique et l’aménagement d’infrastructures, et de faire progresser les principales priorités en matière de transport et de transport en commun.

Nous vous invitons à nous faire part de vos réflexions sur les propositions de changements suivants en vertu du projet de loi 98, Loi de 2026 pour la construction de logements et l’amélioration de l’infrastructure de transport.

Modifications proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2001 sur les municipalités

Les annexes 1, 2 et 7 du projet de loi 98 proposent un certain nombre de modifications à la Loi sur l’aménagement du territoire et à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto. Si elles sont adoptées, les modifications proposées auront les effets suivants :

Simplification et uniformisation des plans officiels

  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de simplifier et d’uniformiser les plans officiels municipaux en :
    • Incluant les détails d’une structure normalisée pour les plans officiels locaux (municipalités de palier inférieur et à palier unique et conseil d’aménagement) au moyen d’une table des matières et d’annexes suivant la structure ci - dessous :
      • Introduction et utilisation de ce plan
      • Cadre de planification stratégique
      • Mobilisation des populations autochtones
      • Structure de la zone de peuplement, gestion et besoins de croissance
      • Usages résidentiels et mixtes
      • Économie et zones d’emploi
      • Régions rurales et système agricole
      • Infrastructure, installations et services communautaires
      • Aménagement paysager local et gestion des ressources
      • Mise en œuvre et interprétation
      • Annexes
        • A1 Limites de la zone de peuplement, structure urbaine/rurale et plans provinciaux
        • A2 Zones de croissance stratégique et zones de densification
        • A3 Désignations d’utilisation du sol
        • B1 Transport et couloirs
        • B2 Infrastructure
        • B3 Installations pour les services publics, parcs et espaces ouverts
        • C1 Environnement naturel
        • C2 Ressources en eau
        • C3 Potentiel en matière de ressources
        • C4 Dangers naturels et d’origine humaine
    • Incluant les détails d’un ensemble normalisé de désignations d’utilisation du sol à utiliser dans les plans officiels locaux (municipalité de palier inférieur et à palier unique et conseil d’aménagement) comme suit :
      • Quartiers, autorisant des usages résidentiels, commerciaux à petite échelle, institutionnels (y compris les cimetières) et autres usages prescrits.
      • Zones à usage mixte, autorisant des usages résidentiels, commerciaux, institutionnels (y compris les cimetières), industriels, de fabrication et d’entreposage à petite échelle qui pourraient être adjacents à des utilisations sensibles du sol sans effets néfastes, ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones commerciales à usage mixte, autorisant des usages industriels, de fabrication et d’entreposage à petite échelle ainsi que d’autres usages prescrits. Les usages commerciaux et institutionnels ne sont autorisés que s’il ne s’agit pas d’utilisations sensibles du sol.
      • Zones d’emploi, autorisant les usages autorisés dans les zones d’emploi, telles que définies dans la Loi sur l’aménagement du territoire.
      • Grandes installations, autorisant les usages de fabrication, les usages industriels, les usages d’infrastructure ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Parcs et espaces ouverts, autorisant les usages récréatifs, l’aménagement de cimetières et d’autres usages prescrits.
      • Environnement naturel et zones de ressources en eau, autorisant les usages à des fins de conservation et d’autres usages prescrits.
      • Zones de ressources, autorisant l’extraction des ressources.
      • Terres rurales, autorisant des usages résidentiels, des usages commerciaux à petite échelle, des usages industriels à petite échelle, des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages diversifiés à la ferme, des usages liés à la gestion des ressources, des usages récréatifs basées sur les ressources, l’aménagement de cimetières ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones agricoles à fort rendement, autorisant des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages diversifiés à la ferme ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones de cultures spéciales, autorisant des usages agricoles et liés à l’agriculture, des usages diversifiés à la ferme ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Zones de rivage, autorisant des usages de marina, des usages récréatifs, des usages résidentiels ainsi que d’autres usages prescrits.
      • Le ministre peut également définir d’autres directives sur la mise en œuvre de l’une ou l’autre de ces désignations, y compris l’utilisation de deux ou plusieurs sous - désignations.
    • Prévoyant l’entrée en vigueur des changements proposés le 1er janvier 2028 pour les 29 grandes municipalités à croissance rapide et le 1er janvier 2029 pour toutes les autres municipalités.
  • L’intention du gouvernement est que ces changements entrent en vigueur une fois que les consultations supplémentaires sur les plans secondaires et le contenu des plans officiels de niveau supérieur seront terminées et que les améliorations finales seront apportées au cadre.

Changements complémentaires pour appuyer la mise en œuvre de la simplification et de l’uniformisation des plans officiels

  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire pour appuyer la mise en œuvre du nouveau cadre proposé pour le plan officiel, notamment :
    • supprimer l’exigence redondante selon laquelle les municipalités doivent inclure des politiques sur le changement climatique dans leurs plans officiels;
    • prévoir que, dans le cas d’une zone protégée de grande station de transport en commun (ZPGST) ayant déjà été approuvée, seules les modifications du plan officiel changeant les limites de la ZPGST ou les prévisions en matière de population et d’emploi pour la zone nécessiteraient l’approbation du ministre;
    • accorder au ministre le pouvoir d’exempter les municipalités de palier inférieur de l’obligation de se conformer au plan officiel de palier supérieur afin de faciliter la mise en œuvre des essais liés au cadre proposé pour le plan officiel.

Plan d’implantation : Interdire les normes d’aménagement améliorées au niveau municipal et les normes de construction écologique obligatoires

  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire, à la Loi de 2001 sur les municipalités, à la Loi de 1992 sur le code du bâtiment et à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto qui auraient pour effet de :
    • retirer le pouvoir de l’autorité municipale d’exiger certaines normes d’aménagement améliorées (NDA) obligatoires au niveau du lot, à l’extérieur des bâtiments (p. ex. normes d’aménagement écologique), qui ne sont pas spécifiquement requises pour la santé et la sécurité (par exemple, la gestion des eaux pluviales);
    • préciser encore plus clairement que les normes de construction écologiques sont volontaires et ne peuvent être imposées par les municipalités.
  • Plus précisément, les changements proposés auraient pour effet de :
    • supprimer les références à la « conception durable » de la réglementation du plan d’implantation;
    • préciser que le zonage ne peut pas être utilisé pour exiger des éléments durables;
    • prévoir expressément que les normes obligatoires en matière de construction écologique ne sont pas autorisées, y compris dans le cadre de la réglementation du plan d’implantation;
    • supprimer les dispositions qui auraient autorisé les municipalités à exiger des normes de construction écologique si le gouvernement avait apporté des modifications réglementaires habilitantes (c.-à-d. une liste d’options écologiques prédéfinies).
  • Des changements sont également proposés pour créer un pouvoir réglementaire en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire et de la Loi de 2006 sur la cité de Toronto qui pourrait être utilisé pour interdire explicitement aux municipalités d’exiger des éléments particuliers des normes d’aménagement améliorées comme condition à l’approbation d’un plan d’implantation, au besoin.

D’autres changements liés aux normes d’aménagement améliorées sont proposés dans le REO no 026-0309. Le règlement proposé interdirait d’imposer des normes d’aménagement améliorées obligatoires comme condition préalable à l’approbation du morcellement des terres.

Superficie minimale de lot

  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de créer un pouvoir réglementaire visant à autoriser le ministre des Affaires municipales et du Logement à définir une superficie minimale de lot sur des parcelles de terrains urbains d’habitation, à l’extérieur de la zone de la ceinture de verdure.
    • Une parcelle de terrain urbain d’habitation est définie dans la Loi sur l’aménagement du territoire comme étant une parcelle de terrain qui se trouve dans la zone de peuplement d’une municipalité dont le zonage autorise une utilisation à des fins d’habitation (autre qu’une utilisation à des fins d’habitation qui est accessoire) et est desservie par une station d’épuration des eaux d’égout et un réseau d’eau potable.
    • Toute exigence de zonage municipal relative à une longueur de façade minimale ou à une profondeur minimale qui ne permettrait pas de respecter la norme de superficie minimale du lot serait inapplicable.
    • Un règlement pris en vertu de ce pouvoir ne s’appliquerait pas directement au processus de lotissement ou d’autorisation, mais pourrait être pertinent pour de telles demandes.
  • Des modifications corrélatives sont proposées à la Loi de 2006 sur la cité de Toronto afin de garantir qu’un règlement établissant des exigences minimales en matière de superficie de parcelle résidentielle en vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire s’applique dans la ville de Toronto.

REO no 026-0311 - Consultation sur les normes d’aménagement améliorées au niveau du lot (à l’extérieur des bâtiments)

Arrêtés ministériels de zonage

  • Changes are proposed to the Planning Act that would remove the legislative requirement for the Minister to provide notice on proposed amendments to or revocations of Minister’s Zoning Orders (MZOs).

Responsabilités en matière d’aménagement de niveau supérieur dans le comté de Simcoe

  • La Loi de 2022 visant à accélérer la construction de plus de logements (projet de loi 23) et la Loi de 2024 pour réduire les formalités administratives afin de construire plus de logements (projet de loi 185) ont apporté des modifications à la Loi sur l’aménagement du territoire qui, une fois entrées en vigueur, suppriment les responsabilités en matière d’aménagement énoncées par la Loi sur l’aménagement du territoire dans sept municipalités de palier supérieur désignées dans la loi : Durham, Halton, Niagara, Peel, Simcoe, Waterloo et York. Les responsabilités en matière d’aménagement ont été supprimées pour toutes les municipalités désignées, à l’exception de Simcoe.
  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de supprimer les responsabilités en matière d’aménagement dans le comté de Simcoe en suivant trois phases distinctes, selon l’état de préparation des municipalités :
    • la ville d’Innisfil, la ville de Bradford West Gwillimbury et la ville de New Tecumseth;
    • les municipalités de palier inférieur spécifiquement prescrites dans Simcoe;
    • toutes les autres municipalités de Simcoe.

Parcs grevés et espaces publics appartenant à des intérêts privés (EPAIP)

  • Le projet de loi 23, Loi de 2022 visant à construire plus de logements plus rapidement, a ajouté les paragraphes 42 (4.30) à (4.39) à la Loi sur l’aménagement du territoire. Une fois en vigueur, ce projet de loi prévoit :
    • que les terrains désignés par les promoteurs, y compris ceux grevés de charges et les espaces publics privés, soient pris en compte pour le calcul des échéances municipales de cession de terrains à des parcs;
    • afin que le propriétaire foncier puisse interjeter appel devant le Tribunal foncier de l’Ontario (TFO) si la municipalité refuse un terrain désigné par un promoteur. Le TFO est alors tenu d’ordonner le transfert du terrain à la municipalité s’il répond aux critères prescrits.
  • Des modifications sont proposées à la Loi sur l’aménagement du territoire afin de faciliter les servitudes pour les projets de services publics, d’autoriser les municipalités à exiger des ententes pour les terrains grevés (c.-à-d. les terrains en copropriété) qui peuvent être inscrites au titre de propriété, de prévoir un système de crédits selon lequel les terrains grevés et les ententes relatives aux projets de services publics recevraient un crédit minimum de 70 %, et d’établir un délai de 90 jours pour les décisions municipales, après quoi un promoteur pourrait interjeter appel d’une non - décision auprès du Tribunal des terres de l’Ontario (TTO).

Impact sur l’environnement

Les modifications législatives proposées qui normalisent et uniformisent la structure des plans officiels et établissent un ensemble normalisé de désignations d’utilisation du sol devraient avoir une incidence neutre sur l’environnement, car les décisions municipales doivent toujours être conformes à la Déclaration provinciale sur la planification et être conformes ou ne pas entrer en conflit avec les plans provinciaux. Les changements proposés qui supprimeraient les dispositions législatives concernant l’intégration de politiques sur le changement climatique dans les plans officiels ne modifieraient pas l’exigence énoncée dans la Déclaration provinciale sur la planification selon laquelle les municipalités doivent planifier la réduction des émissions de gaz à effet de serre et se préparer aux répercussions de l’évolution du climat au moyen de diverses approches.

Les modifications proposées concernant les terrains de parcs grevés de servitudes et les parcs publics pourraient accroître le nombre de terrains de parcs adaptés, surtout en milieu urbain. Le ministère suivra la mise en œuvre de ces modifications afin de s'assurer que les résidents continuent de bénéficier de parcs locaux de qualité.

Analyse de l’incidence de la réglementation

En s’appuyant sur les modifications législatives et réglementaires antérieures, les initiatives devraient favoriser davantage la simplification des processus d’aménagement du territoire, la construction plus rapide d’un plus grand nombre de logements et l’accroissement du degré de certitude dans les processus d’approbation des aménagements.

Coûts

Tous les coûts engagés par les municipalités pour mettre à jour leur plan officiel au moment de l’examen et de la mise à jour requis sont considérés comme faisant partie des activités normales et sont supposés être inclus dans le budget municipal.

Les modifications législatives proposées pour les normes d’aménagement améliorées et la superficie minimale de lot entraîneraient des coûts supplémentaires relatifs à l’appropriation des changements par le personnel municipal. Il pourrait également y avoir des coûts supplémentaires pour les municipalités liés aux modifications proposées pour les normes d’aménagement améliorées en raison des limites imposées aux municipalités dans ce qu’elles peuvent exiger des promoteurs comme condition préalable à l’approbation, transférant ainsi le fardeau du secteur de l’aménagement aux municipalités en ce qui concerne les mesures de durabilité ou la gestion des répercussions environnementales imprévues.

Les modifications législatives proposées concernant les terrains grevés de servitudes et les parcs publics devraient entraîner des coûts supplémentaires liés à la formation du personnel municipal. Les municipalités pourraient également devoir assumer des coûts supplémentaires liés aux frais juridiques associés à la conclusion d'ententes avec les propriétaires fonciers concernant les terrains grevés et les parcs publics, dans le cadre des exigences municipales en matière de cession de terrains pour les parcs. Ces frais juridiques devraient augmenter, car les promoteurs pourraient satisfaire à toutes les exigences relatives aux parcs en utilisant des terrains grevés de servitudes ou des parcs publics, que les municipalités chercheraient vraisemblablement à sécuriser par le biais d'ententes.

Il n’y a aucune incidence directe sur les coûts relatifs à la conformité pour les autres parties étant liés à ces modifications législatives proposées, y compris les consommateurs, les entreprises et le gouvernement.

Avantages

Les changements profiteraient de façon générale aux Ontariens et Ontariennes, car ils visent à simplifier et à uniformiser les plans officiels et les désignations d’utilisation du sol, ce qui les rendrait plus prévisibles et cohérentes pour les approbateurs et les demandeurs. Cela pourrait se traduire par des économies de temps et de coûts pour chaque projet pour les demandeurs, les propriétaires et d’autres intervenants. Les municipalités bénéficieraient à long terme de mises à jour simplifiées de leurs plans officiels et d’un nombre réduit de modifications spécifiques à un site, tandis que les demandeurs bénéficieraient d’une plus grande clarté et d’une plus grande cohérence, ce qui pourrait réduire le nombre de demandes requises et, par conséquent, les coûts associés.

Les modifications législatives proposées concernant les terrains pour parcs identifiés par les promoteurs, y compris les terrains grevés de servitudes et les parcs publics, permettraient une utilisation plus efficace du sol, une normalisation des exigences relatives aux parcs et une réduction des coûts pour les constructeurs de maisons, notamment en milieu urbain.

Documents justificatifs

Consulter les documents en personne

Certains documents justificatifs peuvent ne pas être accessibles en ligne. Si tel est le cas, vous pouvez demander à consulter les documents en personne.

Veuillez communiquer avec le bureau mentionné ci-dessous pour savoir si les documents sont accessibles.

Division des politiques de logement et de la planification
Address

13e étage, 777, rue Bay
Toronto, ON
M7A 2J3
Canada

Commentaire

La consultation est maintenant terminée.

Cette consultation a eu lieu 30 mars 2026
due 14 mai 2026

Communiquer avec nous

Personne-ressource